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  • A propos d'AllergoBox

    Intolérance au gluten (ou maladie cœliaque), allergie ou intolérance à la protéine de lait de vache (APLV ou IPLV), à l’œuf, aux fruits à coque ou d’autres aliments, il est souvent très long et fastidieux de trouver des produits alimentaires en adéquation avec ses restrictions ou celles de ses proches.

     

    En créant votre profil AllergoBox et en y renseignant vos allergies et vos intolérances alimentaires, vous pouvez, en quelques clics, identifier des produits et des recettes de cuisines compatibles avec vos contraintes.

     

    AllergoBox vous permettra de gagner beaucoup de temps et de trouver de nouvelles idées pour varier votre quotidien. De nombreuses propositions de recettes et de multiples produits sans gluten, sans lait, sans œuf, sans arachide ou excluant d’autres aliments selon vos besoins vous attendent sur AllergoBox!

     

     

     

     

    AllergoBox est un portail web gratuit, dédié aux allergies et intolérances alimentaires. En partenariat avec le monde médical, les associations de patients et les marques de l’industrie agro-alimentaire, AllergoBox analyse l’étiquetage des produits et vous propose des recettes pour vous aider à identifier des solutions et des idées selon vos restrictions.

     

    Comment ça marche ?   

     

     

    Le projet AllergoBox s’est construit sur l’expérience de ses deux fondateurs, issus du monde de l’informatique et tous deux confrontés aux allergies alimentaires à travers leurs enfants. 

     

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La désensibilisation aux alimentsLa désensibilisation aux aliments

26 Octobre 2015

Environ 5% des enfants scolarisés souffrent d’allergie alimentaire. Parmi eux, un certain nombre, variable selon l’allergie présentée, peuvent espérer une évolution spontanée pouvant aller vers l’acquisition naturelle de tolérance à l’aliment incriminé et la guérison. Pour les enfants qui n’ont pas cette chance, le risque d’accident allergique reste présent et il est nécessaire de suivre scrupuleusement un régime d’éviction, les contraintes associées entrainant indéniablement une altération de la qualité de vie de l’enfant. De nos jours, les essais de désensibilisation aux aliments sont fréquents, les résultats sont encourageants et peuvent permettre aux enfants dont l’allergie n’évolue pas spontanément de progresser vers la guérison.

L’immunothérapie à un aliment a pour objectif de pouvoir faire consommer l’aliment incriminé en quantité normale et sans réaction. Elle est ainsi impliquée dans la plupart des différents protocoles de désensibilisation. Allergobox vous propose un petit panorama des principales méthodes d’immunothérapie.

L’immunothérapie orale

L’immunothérapie orale se déroule généralement en deux phases. Lors de la première phase dite d’induction, le patient absorbe par voie orale de petites quantités, dont la dose croit progressivement. Lors de la seconde phase, dite de maintenance, le patient maintiendra une ingestion quotidienne de l’aliment incriminé, dont la dose dépend des résultats obtenus lors de la première phase.

Il existe différents protocoles et études pour mettre en œuvre l’immunothérapie orale, avec des doses plus moins élevées sur des périodes variées et une progression plus ou moins rapide de celles-ci.

L’immunothérapie par voie orale, lorsqu’elle est possible, donne de bons résultats, mais elle nécessite la mise en œuvre d’un protocole précis. La première phase d’induction se fait effectivement obligatoirement sous surveillance hospitalière. La phase de maintenance s’effectue quant à elle quotidiennement à la maison, et nécessite donc une surveillance dans les 2 heures suivant l’ingestion de l’aliment.

L’immunothérapie par voie sublinguale (« sous la langue »)

La voie sublinguale est utilisée de longue date dans le cadre de l’immunothérapie aux aéro-allergènes. Elle a en revanche été très peu étudiée en application aux allergies alimentaires et il n’existe pas de conclusion absolument formelle sur son efficacité.

Néanmoins, la première étude, réalisée auprès de personnes allergiques à la noisette, a donné des résultats intéressants avec une augmentation sensible de la dose de noisette moyenne tolérée par les patients après 3 mois de traitement.

Une étude préliminaire d’immunothérapie sublinguale au lait a donné des résultats encourageants. Après 6 mois de traitement, la moitié des patients pouvaient réintégrer le lait dans leur régime alimentaire et un quart ont présenté une nette amélioration de la dose réactive. Ces bons résultats n’ont pas été confirmés par une étude ultérieure bien que cette technique se soit révélée efficace chez certains patients.

L’immunothérapie par voie transcutanée

L’immunothérapie par voie transcutanée a bénéficié d’une première étude auprès d’enfants présentant une allergie sévère à la protéine de lait de vache (APLV). Cette étude utilisait des patchs recouverts d’1mg de poudre de lait. Les résultats ont montré, après 3 mois, une amélioration dans les mêmes proportions dans la population ayant reçu le patch et celle ayant reçu le placebo. L’efficacité  de la technique transcutanée demande donc à être vérifiée à plus grande échelle. Un protocole en cours sur l’arachide, devrait néanmoins apporter quelques compléments de réponses sur l’efficacité de cette méthode.

Le seul traitement pour l’allergie alimentaire a longtemps été le régime d’exclusion stricte, avec l’espoir d’une guérison spontanée. Par conséquent, les nombreuses études d’immunothérapie en allergies alimentaires constituent indéniablement un espoir de guérison ou d’amélioration significative pour les personnes atteinte d’allergie alimentaire sévère !

Articlé rédigé avec l’aide du Docteur Delphine de Boissieu, pédiatre-allergologue à l’Hôpital Necker de Paris.