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    Intolérance au gluten (ou maladie cœliaque), allergie ou intolérance à la protéine de lait de vache (APLV ou IPLV), à l’œuf, aux fruits à coque ou d’autres aliments, il est souvent très long et fastidieux de trouver des produits alimentaires en adéquation avec ses restrictions ou celles de ses proches.

     

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    AllergoBox vous permettra de gagner beaucoup de temps et de trouver de nouvelles idées pour varier votre quotidien. De nombreuses propositions de recettes et de multiples produits sans gluten, sans lait, sans œuf, sans arachide ou excluant d’autres aliments selon vos besoins vous attendent sur AllergoBox!

     

     

     

     

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L’allergie aux protéines de lait de vacheL’allergie aux protéines de lait de vache

13 Mars 2016

L'allergie aux protéines du lait de vache (APLV) est une des allergies les plus fréquentes, entre 2 et 3% des nourrissons sont concernés. Il s’agit d’une réaction immunologique vis à vis d’une ou plusieurs protéines du lait. Cette réaction est à l’origine de symptômes variés : cutanés, digestifs et parfois respiratoires.

Les symptômes de l’APLV

Il existe deux types de mécanisme immunologique pour l’allergie à la protéine de lait de vache:

- soit médié par les IgE (on parle alors d’APLV IgE-médiée), donnant des manifestations aiguës. Dans ce cas, la réaction survient dans un délai de 2h après la prise de lait, et associe selon les cas rhino-conjonctivite, toux, éruption urticarienne, douleurs abdominales, vomissement, œdème. Les symptômes peuvent s’aggraver puisque la réaction peut aboutir en dernière extrémité à un choc anaphylactique, une hypotension ou une perte de connaissance.

- soit à médiation cellulaire (on parle alors d’APLV non IgE-médiée), avec des réactions retardées. Dans ce cas, la majorité des symptômes sont chroniques et gastro-intestinaux. Ces symptômes gastro-intestinaux sont divers : diarrhée chronique associant malabsorption, ballonnement, cassure de la courbe de poids, reflux gastro-œsophagien (RGO), pleurs et douleurs abdominales. L’APLV peut être évoquée lorsque ces symptômes sont sévères, anormalement durables et résistants aux traitements.

 

 Le Diagnostic de l’APLV

Les examens utiles pour le diagnostic dépendent du mécanisme immunologique mis en cause.

- Pour les formes d’APLV IgE-médiées, le diagnostic est orienté par les prick tests et le dosage des IgE spécifiques. C’est un diagnostic souvent plus simple car il est porté en présence d’une réaction allergique immédiate après la prise de lait, si le prick test et/ou les IgE spécifiques au lait sont positives. Il est inutile, voire dangereux si la réaction initiale était sévère, de faire un test de provocation orale (TPO) pour confirmer le diagnostic.

-Les formes d’APLV non IgE-médiées sont révélées par des tests qui consistent à mettre la peau au contact du lait pendant 48h à l’aide d’un patch. La lecture se fait à 72h. Il existe des patchs tests prêts à l’emploi en pharmacie. Malheureusement, ces tests peuvent parfois donner de faux négatifs et leur sensibilité s’améliore avec l’âge. Avant l’âge de 6 mois, seulement 50% des enfants ayant une APLV avec des signes digestifs ont un test positif, contre 82% après l’âge de 1 an (1). En présence de troubles digestifs non spécifiques résistants aux traitements, il est donc légitime de tenter chez le nourrisson un régime sans Protéine de Lait de Vache, même si le patch test est négatif. La disparition des symptômes lors d’un régime d’exclusion d’au moins 1 mois et la récidive de ceux-ci lors de la réintroduction de l’aliment permettent de confirmer le diagnostic.

 

Traitement et évolution de l’APLV

Le traitement de l’Allergie aux Protéines du Lait de Vache repose sur un régime d’éviction du lait, des laitages, des fromages et tous les produits dérivés du lait.  En cas d’APLV IgE médiée, une trousse d’urgence est prescrite. Chez le nourrisson, il est indispensable de prescrire un hydrolysat poussé de protéines afin d’assurer des apports nutritionnels corrects. Plusieurs de ces hydrolysats sont disponibles en pharmacie.

Les laits de chèvre et de brebis ne peuvent être utilisés en première intention en raison d’une allergie croisée avec le lait de vache dans 80% des cas.

L’évolution de l’APLV se fait vers la guérison spontanée dans la majorité des cas. Les APLV non IgE médiée guérissent souvent plus rapidement que les APLV IgE médiée. Un bilan allergique doit être régulièrement envisagé au cours de l’évolution afin de décider au mieux d’une réintroduction du lait, celle-ci devant impérativement être faite en milieu hospitalier dans le cas d’une APLV IgE médiée.

 

(1) De Boissieu D, Dupont C. Diagnosis of non-IgE mediated digestive manifestations of cow’s milk allergy. J Pediatr 2004; 145:716